Henri Farman

Accueil Collège Henri Farman Le palmarès de Henri Farman.

Le palmarès de Henri Farman.

 dimanche 9 novembre 2008, en ligne par  François DESWERT

Il est difficile de faire un récapitulatif exhaustif de toutes les récompenses obtenues par ce champion aux qualités athlétiques. Voici un résumé chronologique des principales manifestations remarquables.

1892

  • champion de France de demi-fond (course à pied)
  • 1er du championnat des 100 kilomètres des Beaux-Arts (cyclisme sur route)
  • vainqueur de la course cycliste Paris/Clermont-Ferrand en 17h38
    Pour tester leur invention, les frères André et Édouard MICHELIN organisent leur propre course et proposent d’équiper les vingt concurrents de leur pneu « démontable » Ils vont même jusqu’à semer des clous sur le parcours !
  • record du monde de l’heure

1893

  • il participe au raid cycliste Paris Madrid

entre 1894 et 1896

  • record de vitesse en tandem avec son petit frère Maurice
    Henri Farman devient coureur cycliste professionnel et forme avec son frère Maurice une équipe de tandem imbattable. Il est très difficile de retrouver aujourd’hui des traces des courses de tandem qu’ils disputèrent entre 1894 et 1896, mais les historiens du vélo se montrent unanimes sur leurs qualités et sur leur force dans une discipline qui semble très en vogue à la fin du 19e siècle.

1896

  • 1er prix pour les trois frères en triplette (bicyclette 3 places)

1899

  • vainqueur d’une course de côte automobile

1901

  • 3e de la course automobile Paris-Berlin

1902

  • vainqueur de la course automobile Paris-Pau sur une Darracq
  • 1er de la catégorie grosses voitures et 2e au classement général de la course automobile Paris-Vienne sur une Darracq et s’illustre dans plusieurs autres courses importantes

1903

  • le 24 mai : Maurice et Henry Farman sont au départ de la première et dernière course automobile Paris-Madrid
    314 concurrents ainsi que de nombreux futurs constructeurs automobiles : MM. Renault, Lancia, Rolls, Austin et Royce. A l’arrivée de la première étape, à Bordeaux, il ne reste que 99 concurrents et dix morts jonchent le parcours ! La course sera arrêtée.
  • vainqueur de la course automobile Paris-Roubaix

1904

  • premiers vols d’essais en planeur à Berck (62)

1907

  • Le 30 septembre : il vole sur une distance de 80m à quelques mètres du sol.
  • le 24 octobre : record de vitesse avec 52,7 km/h à bord d’un avion Voisin
  • le 26 octobre : record de distance avec un vol de 771 mètres à Issy-lès-Moulineaux sur son biplan Voisin à moteur Antoinette, en 52 secondes à 88 km/h (record officiellement homologué par l’Aéro-Club de France)
    Depuis plusieurs semaines, il poursuit méthodiquement des expériences d’aviation et vient d’obtenir un résultat qui relègue tout à fait au second plan les prouesses de ses devanciers. A environ 6m de hauteur, il a traversé le champ de manœuvres d’Issy-lès-Moulineaux (92) à bord d’un biplan construit par Gabriel Voisin, revenant volontairement à terre à quelques mètres du mur d’enceinte. Dans la même journée, l’heureux recordman avait déjà effectué plusieurs vols, dont un de 350m et un autre de 410m ;
    le surlendemain, après un parcours d’environ 400m, il exécute avec assez de facilité son premier virage.
  • record de poids pour un aéroplane (522kg)
  • le 9 novembre : il remporte la coupe Deutsch-Archdeacon après avoir volé en ligne droite sur une distance de 1030m en 1mn 44s.

1908

  • le 13 janvier : il remporte le grand-prix Deutsch-Archdeacon : premier vol contrôlé sur une distance d’un kilomètre, avec retour au point de départ (circuit fermé)
    Sur le terrain d’Issy-lès-Moulineaux, Henri Farman prend place aux commandes d’un biplan Voisin, modifié par lui avec quelques conseils d’Henri Fabre. Le moteur est un Antoinette de 50cv à huit cylindres avec un petit réservoir d’eau pour le refroidissement par évaporation. Il s’attaque au grand prix Deutsch-Archdeacon (épreuve imaginée par Ernest Archdeacon et soutenue par Henry Deutsch-de-la-Meurthe) qui récompensera de 50.000 Francs-or le premier aviateur à réussir une boucle d’un kilomètre en circuit fermé. L’avion doit prendre son vol entre 2 poteaux, virer 500m plus loin autour d’un drapeau, et revenir à son point de départ. Il fait signe aux mécaniciens et c’est le « lâchez-tout ». L’appareil roule, décolle 30m avant la ligne de départ, s’élève de 4 mètres et passe entre les poteaux. A 50m du drapeau il amorce un virage de 200 mètres et fonce, à 8 mètres d’altitude, vers la ligne où l’attendent les contrôleurs. Lorsqu’il atterrit, après 1mn 28s de vol, Henri Farman est arraché de son siège, embrassé, photographié par les spectateurs enthousiastes.
    Son exploit marque les vrais débuts de la conquête de l’air. La performance était exceptionnelle :
    elle démontrait pour la première fois que le pilote, devenu maître de son engin, était capable de lui faire quitter le sol, exécuter un virage et revenir se poser à son point de départ. Bref, qu’il pouvait manœuvrer l’avion à sa guise.
  • le 21 mars : record de distance avec un vol de 2400 mètres
  • le 28 mars : premier vol avec passager (son frère Maurice)
  • le 6 juillet : il remporte le Prix Armengaud pour un vol de 20mn 20s à Issy-lès-Moulineaux
  • le 30 octobre : premier vol de ville à ville
    Il s’est rendu, d’un vol, de Bouy (51) à Reims, où il a atterri avec une parfaite sécurité.
    A 15h30, Henri Farman quittait Bouy, où est installé son hangar. Presque d’un bond, il s’élevait à 40/50m de hauteur, passait Mourmelon-le-Petit, et, par-dessus routes et voies ferrées, montant à un moment jusqu’à 100m, arrivait en face du village de Prunay, côtoyait le fort de la Pompelle, puis arrivait enfin aux portes de Reims, se posait à 16h07 dans un champ voisin du terrain de manœuvres de la cavalerie à Bétheny, ayant parcouru 27km en ligne droite, en 17mn à une hauteur d’environ 75m. Il venait d’accomplir le premier trajet hors d’un champ d’expérience, le premier vrai voyage dans les airs.

L’aéroplane était en hâte démonté, chargé sur un camion et ramené à Bouy pour être remonté,
car Farman avait convoqué pour le lendemain les commissaires spéciaux de l’Aéro-Club, afin de disputer, en leur présence et sous leur contrôle, le prix de la Hauteur (2500 Francs).

  • le 31 octobre : il remporte le prix de la Hauteur
    On avait disposé au haut d’un petit pylône d’artillerie, une échelle prolongée par une perche à laquelle on avait attaché deux petits ballons d’enfant flottant à la hauteur fixée.
    Au départ, l’aéroplane gagna d’un élan la hauteur de 30m, décrivit une boucle, passa bien au-dessus du point ainsi indiqué, et redescendit avec la même aisance. Et cette épreuve semblait bien peu de chose auprès de la magnifique randonnée de la veille, et il apparut que le règlement du prix de la Hauteur datait de très loin, tant furent foudroyants les progrès de l’aviation.
  • record de vitesse et d’altitude en Allemagne et en Belgique

1909

  • record de distance de 234 km
  • le 22 août : record de la durée de vol à 3h 5mn lors de la Grande Semaine de l’aviation (premier meeting aérien mondial du 22 au 28 août) à l’aérodrome de Reims-Bétheny (51)

1910

  • il réalise avec Raymond Saulnier l’un des premiers vols de nuit en accrochant des lanternes au bout des ailes de son avion
  • il vole 1h 4mn avec trois passagers
  • le 18 décembre : record de durée de vol avec plus de 8 heures à Etampes (91)
  • il gagne des courses d’hydravion à Monaco
  • record de vol ininterrompu : 4000km en 40h 12mn

1919

  • le 8 février : ouverture de la première ligne aérienne commerciale Paris-Londres
  • le 11 février : ouverture de la première ligne aérienne commerciale Paris-Bruxelles

1926

  • il ouvre, avec Lucien Rougerie, la première école de pilotage sans visibilité à Toussus-le-Noble (78).

Recherches effectuées & rédaction : Benoît BACHELLEZ